Séances 2020

Séance du 18 mars 2020

Compte rendu par la présidente

Une bonne séance ! D’autant qu’elle s’est terminée en toute convivialité autour de galettes des rois, pour se souhaiter le meilleur en 2020 ! Merci encore une fois à Patricia Guyard et à Evelyne Guillaume, pour être de si parfaites et agréables « maîtresses de maison » !

Les deux exposés de nos conférencières ont vivement intéressé le public.

 Marie Odile Bougaud nous a retracé, avec beaucoup de précision et de documents d’archives à l’appui, l’histoire de l’ancienne église de Saint-Aubin.

Denis Pernin nous a raconté, comme elle sait le faire, l’histoire de deux siècles d’adduction d’eau potable à Lons-le-Saunier, sans oublier les vicissitudes récurrentes entre Lons et Conliège. Un exposé soutenu par un montage remarquable de photos et de plans.

Résumés

      1770-1970,   Deux siècles d’adduction d’eau potable à Lons le Saunier, par Denise Pernin

L’alimentation en eau potable a été le souci de tous maires qui se sont succédés, depuis plus de deux siècles, à Lons-le-Saunier.

Jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, la ville est alimentée en eau par six puits publics. A ces puits s’ajoutent deux fontaines : une rue du Commerce qui existait déjà au XIV et une sur la place de la liberté datant de 1660, alimentées par un tuyau en bois venant de la source de l’Ermitage, située sur le territoire de Montmorot. Cette source est captée en 1766, en 1771, un bassin de fontaine est construit à côté puis un réservoir en 1870. 

En 1800, la Ville est élevée au rang de préfecture. La population augmente et en 1826, la Ville capte deux sources sur le territoire de Montaigu : la source du Nid de l’Aigle et la source La Baumette.

Les deux sources de Montaigu et la source de l’Ermitage réunies, permettent l’installation de fontaines et de bornes-fontaines. La population continuant d’augmenter, la Ville capte cinq sources dans les années 1870, sur le territoire de Conliège : la Culée, la Diane et la Chevrault auxquelles s’ajoutent deux petites sources découvertes en 1881 au moment du percement du tunnel de la voie ferrée Lons-Champagnole.

Ces sources de Conliège réunies aux sources de Montaigu alimentent le réservoir des Rochettes construit en 1870 et la même année, l’eau est distribuée chez les particuliers, ce sont les premiers abonnements.

La population continuant à augmenter, la ville capte une source « La Doye » sur le territoire de Revigny en 1905 et le « réservoir de Pannessières » est construit.

En 1930, la Ville vend la source de la Diane de Conliège, au PLM (qui a, à cette période de gros besoins d’eau pour la rotonde et la gare) et se groupe avec Montmorot et quatre communes pour constituer un syndicat et pomper l’eau dans la nappe de Trenal. Le réservoir de Montciel est construit.

En 1943, en raison d’une grande sècheresse, la ville capte une deuxième source à Revigny, la Cueille Cette source était sur un terrain donné en 1894 par Camille Prost, maire de Lons.

En 1959, six puits sont creusés dans la nappe de Villevieux et un réservoir de 4000 m3 est construit sur la colline de Pymont.

En 1980, la ville rachète la source de la Diane à la SNCF (ancien PLM).

Pendant ces deux siècles, ces recherches de nouvelles sources (dont seule l’Ermitage est sur le territoire de la ville de Lons le Saunier) ont été un très travail pour les élus, de grosses dépenses, de grosses difficultés avec plusieurs procès.

Depuis le petit bourg de 1 922 habitants en 1698, la Ville préfecture de 6 141 habitants en 1801, la ville bourgeoise « de commerçants et de fonctionnaires » de 12 935 habitants en 1901 (qualificatifs encore entendus de nos jours) la Ville de Lons le Saunier est devenue une ville de 17 291 habitants, bien alimentée en eau potable.

Une question peut se poser en ce début du XXIesiècle : quel avenir pour l’eau de Lons « l’Or Bleu » ?

La source de la Diane à Conliège

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