Séances 2019

Séance du 23 novembre 2019 à Montmorot

Compte-rendu par la Présidente Annie Gay

La séance du 23 novembre s’est donc tenue aux Archives départementales du Jura à Montmorot, qui accueillent toujours chaleureusement la Société. Un bel après-midi pour les deux conférences, celle de Jean Luc Mordefroid dont le résumé suit ; celle de Jean Philippe Huelin dont le journal Le Progrès s’est fait l’écho le lundi 25 novembre, article que vous pouvez consulter.

La Société d’émulation du Jura & l’archéologie :un musée et une discipline en partage

— 1817-1857 —

Par Jean-Luc Mordefroid

Au cours de ses quarante premières années (1817-1857), la Société d’émulation du Jura se construit progressivement comme l’acteur majeur de l’archéologie départementale.

 Dans un premier temps, elle créée et développe un musée, le Musée du Jura, un cabinet de curiosités dans la tradition dix-huitièmiste. Mais les conservateurs successivement en charge de cet établissement, ouvert au public, s’avèrent être plus « antiquaires » que naturalistes ou historiens de l’art. En conséquence, et très rapidement, l’archéologie supplante les autres départements. Pour son musée, la Société se fait offrir par ses membres, ou des proches, achète ou échange des pièces archéologiques. Celles-ci, issues de l’ensemble du département, doivent contribuer au récit, le plus exhaustif possible, de son passé.

Mais la Société ambitionne aussi d’élaborer une véritable politique archéologique départementale : en 1838, Désiré Monnier dresse ainsi la liste des sites jurassiens à fouiller. Pour cette même raison, mais également de manière à enrichir les collections de son musée, l’association multiplie les subventions aux opérations d’archéologie.

De facto, collectionneurs, découvreurs fortuits, archéologues de cabinet ou de terrain exposent leurs recherches et en débattent lors des séances de la Société. Nombre d’entre eux commettent une note sur une monnaie ou un rapport sur un site, bien vite archivés. Toutefois, quelques-uns voient leur ouvrage publié dans les Travaux annuels et ainsi diffusé à l’échelle nationale. Au final, tous contribuent au développement de la connaissance du patrimoine archéologique départemental.

Le martyre de sainte Agathe (16e s.) : bas-relief découvert fortuitement par Désiré Monnier à Château-Chalon en 1839.
Coll.musée d’archéologie de Lons-le-Saunier
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