Bulletin Juin 2020

Vous trouverez ci-joint le dernier bulletin de liaison

SOCIÉTÉ D’ÉMULATION DU JURA

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BULLETIN DE LIAISON

Juin 2020

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BP 50822, 39008 Lons-le-Saunier CEDEX                               CCP DIJON 5533.07 J

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La Société reprend ses activités. La présidente et les membres du conseil d’administration sont heureux de vous retrouver et souhaitent que vous ayez passé au mieux cette période difficile.

Prochaines séances

Le programme a été modifié par les circonstances.

Samedi 18 juillet 2020 excursion en plein air au château de Chevreaux à 15 heures

Visite des fouilles du château sous la conduite de Stéphane Guyot.

Rendez-vous au château. Petit parking (20 voitures) proche mais difficile d’accès.

Samedi 5 septembre2020 séance à Lons-le-Saunier à l’ancienne mairie (salle de l’ancien tribunal) à 15 heures

Assemblée générale (le présent bulletin vaut convocation) : présentation du rapport moral, présentation et vote du rapport financier, vote du montant de la cotisation 2021, élections au conseil d’administration ; La séance sera suivie d’un moment de convivialité

Samedi 17 octobre 2020 séance à Poligny, à la mairie à 15 heures :

Jean-Luc Mordefroid , Evocation des ermitages-écoles du diocèse de Besançon (1666-1792)

Jean Michel Bonjean, Le chapelet dans la représentation du vêtement en Franche-Comté avant 1789

Samedi 21 novembre 2020, séance aux Archives départementales à Montmorot à 15 heures

Annie Gay, L’assurance Le Jura

Sylvie de Vesvrotte, La nouvelle stature du peintre jurassien Claude François Joseph Michaud (Foncine-le-Haut, 1800-Besançon, 1879)

NOTES de lecture

Publications reçues par la SEJ et disponibles à la médiathèque de Lons, par Jean Michel Bonjean 

JURA et FRANCHE-COMTE

Dans Patrimoine Polinois 2019, n° 34, sont évoqués successivement le millénaire de Vaux-sur-Poligny, le cinquantenaire du Comité de Mouthier-le-Vieillard, et les cent trente ans de l’École nationale d’Industrie laitière de Poligny. La Grande Guerre est évoquée sous la forme des « Morts pour la France » de 1914-18, celle de 1939-45 sous celle des Prisonniers de Guerre du canton de Poligny et celle d’une controverse sur l’arrestation de maquisards. La perception de l’hérésie au Moyen Âge occupe aussi tout un article tandis que la présentation d’un modeste événement local autour de l’inauguration du Monument aux morts permet à Bernard Bichon de nous présenter deux fort curieuses photographies de colère vigneronne contre la pression fiscale.

Les cinq auteurs qui participent à la publication des Cahiers Dolois n° 21 réunis sous le titre Les Besand une dynastie au service de l’art sacré en Franche-Comté (XVIIIe-XIXe siècles) apportent chacun une contribution majeure à l’exhumation de deux artistes trop peu considérés jusqu’alors. L’architecte Claude-François Besand, a marqué de son empreinte la construction et la décoration de multiples églises dans le Jura, entre la période classique de l’Ancien Régime et la vague néo médiévale, avant de poursuivre une activité protéiforme qui le mènera à Paris. Son père, le sculpteur François-Ignace Besand a, lui, laissé sa trace dans la décoration des églises comtoises vidées par la Révolution. C’est tout le mérite des auteurs de permettre d’attirer l’attention sur les activités de cette dynastie avec une remarquable sagacité et des recherches aussi savantes qu’abouties. Autour de Jean-Louis Langrognet, Vincent Claustre, Marie-Paule Renaud et Christiane de Bouclans mettent au jour la famille Besand et ses activités tandis que Danielle Ducout participe à la présentation d’un catalogue commenté des planches de dessins et gravures provenant de l’atelier Besand, conservées à Dole. C’est un pan nouveau de l’architecture classique et de la sculpture moderne à l’époque romantique appliquée à la Franche-Comté et particulièrement au Jura qui est ici révélé entre l’imitation de l’édifice du monde dans la construction sacrée vénérée par l’architecture maçonnique et les défauts attachés au règne de la bourgeoisie d’après 1789 qui verseront dans le style louis-philippard et contribueront à l’oubli de ces artistes.

Dans le Le Jura Français, n° 324, décembre 2019, un important dossier présente l’histoire du Festival de musique de Besançon et celle du Concours de chefs d’orchestre. On retiendra dans cette livraison une évocation des travaux et de la personnalité du docteur Marguet, archéologue qui a travaillé aussi bien dans le Doubs que dans le Jura.

Le Jura Français n° 325, avril 2020 présente les traces littéraires en Jura suisse de trois écrivains importants qui ont eu l’occasion d’y faire quelques courts séjours : Andersen, Gide et Giono. Présentation intéressante, chacun ayant une façon différente de voir le pays. Un autre article mène le lecteur sur les traces compilées d’une dame Gerberge, de la famille comtale, qui, au Xème siècle aurait eu un certain rôle politique par ses liens familiaux. Belle histoire souvent évoquée par de nombreux auteurs anciens mais qui permet surtout de rêver l’histoire.

Procès-verbaux et Mémoires de l’Académie de Besançon pour 2017-2018, vol. 204, 2019. Ce fort volume de 464 pages comporte le texte des contributions académiques diverses dont toutes ne citent pas leurs sources. Dans la catégorie historique et pouvant concerner notre département, on retient des textes concernant Besançon et Rodolphe II, l’attrait des Francs-Comtois pour l’Extrême-Orient, ou les aspects du second réseau urbain en Comté, des origines au XVe siècle, tous trois par des auteurs aussi membres de l’Émulation du Jura.

FRANCE

Le fort volume de la Bibliothèque de l’École des Chartes, t. 173, 2015-2017 s’ouvre sur la passionnante étude concernant la nature d’une charte des chanoines de Saint-Donatien de Bruges datée de 1089 dont les savants ont depuis longtemps mis en doute l’authenticité. Dans une magistrale démonstration parfaitement accessible à la lecture, l’auteur passe en revue les éléments matériels et les conditions possibles de sa réalisation en regard du contexte politique et social local. Une véritable enquête policière riche de rebondissements multiples nous fait suivre à l’occasion de cet « écrit manipulé » les relations entre un comte de Flandres assassiné, des chanoines ambitieux sachant composer, leurs prévôts et le roi. Deux autres articles s’intéressent l’un à la production d’un manuscrit juridique toulousain vers 1290, l’autre à un recueil de lettres papales du milieu du XIVe siècle. Un travail autour des libelles apparus aux alentours du Concile de Pise en 1409 met l’accent sur les termes injurieux exprimés (dont l’analyse m’a semblé assez claire pour pouvoir expliquer parfois la teneur des sujets sculptés sur les miséricordes des stalles de nos églises). Des inventaires médiévaux, une analyse de l’articulation de la gestion comptable au XVe siècle aux Pays-Bas bourguignons entre les États et le prince, l’étude de l’ascension d’une famille marchande parisienne aux plus hautes fonctions au XVIe siècle (la maison de Villeroy, bien connue des Comtois par la participation du marquis de Neufville à la conquête), la publication d’un libelle inédit en réponse à une mazarinade conduisent le lecteur à un très brillant article mettant au jour l’activité d’un important atelier parisien d’artisans bronziers en mobilier mal connus, les Paffe. Le volume aborde aussi d’autres sujets : le système d’archivage administratif, des commentaires sur l’usage de l’Hébreu en Provence ou les richesses de l’épigraphie médiévale.

Dans le bulletin n° 146 (décembre 2019) du Centre beaunois d’études historiques, un court article présente une chronologie des fêtes et réjouissances publiques de la ville de Beaune depuis 1548 jusqu’à 1995, dont l’histoire « reste à écrire ».

Les Mémoires du Centre beaunois d’études historiques, t. XCIX, 2019 présentent des textes d’intérêt très local et de nature militaire (Journal d’un officier du 1er Empire prisonnier des Russes, Défense de Beaune dans l’hiver 1870), vinicole (Gestion moderne des Hospices de Beaune et ses difficultés avec la ville) ou biographique (Enfance de Jules Marey à Beaune, la voiture à hélice de Marcel Leyat à Meursault, la maison Calvet et Cie dans le négoce des vins).

Dans les Mémoires de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Chalon-sur-Saône, t. LXXXVII, 2019, un article présente les cloîtres épiscopaux et canoniaux des villes de Bourgogne, la particularité de leur histoire et les restes patrimoniaux ; complétée par l’histoire d’une tombe remarquable, celle d’un évêque chalonnais inhumé dans sa cathédrale au XVe siècle. Un autre article présente le moulin à vapeur qui fonctionna au XIXe siècle à Chalon actuellement protégé au titre des Monuments Historiques tandis que dans un autre texte sont présentés des documents permettant de voir le fonctionnement des voituriers par eau et aubergistes chalonnais exerçant entre Lyon et Gray au milieu du XIXe siècle. La Foire exposition de Chalon, créée en 1928, et la biographie du général Cremer, un officier qui gagna ses galons en quelques mois en 1870-71 dans l’armée de Gambetta avant d’être rétrogradé et chassé de l’armée lorsque, autour de Mac Mahon, les légitimistes voulurent faire oublier Sedan, complètent cette livraison.

Dans la Lettre de la Société d’histoire de Lyon, n° 8, 2019, vous trouverez cité le nom d’un jurassien célèbre, l’académicien Thoulier, abbé d’Olivet, avec la trace de son activité dans un volume provenant de la bibliothèque de Claude Brosette, et un apport intéressant à l’histoire des ateliers monétaires lyonnais par la localisation documentée, 12-14 rue du Bœuf, du premier de ces ateliers en 1415. C’est dans un autre article important et novateur qu’apparaît un célèbre sculpteur espagnol du XVIIe siècle, Nicolas de Bussy (1641-1706), dont l’origine familiale semble se retrouver à Besançon et en Lorraine, la formation professionnelle à Lyon, en compagnie plus ou moins proche d’Antoine Coisevox, aux ancêtres eux aussi doubiens, et promis tous deux à un bien bel avenir. L’auteur donne aussi accès à la mise au jour d’une activité professionnelle considérable et encore mal documentée, celles des fabricants de sculpture religieuse et civile provinciale à une époque où la Contre-Réforme nécessite des commandes considérables en retables et autres figures de bois.

Parmi les nombreux articles, tous de première main, de la livraison de Lemouzi n° 224, 2019-2, on lira avec intérêt une biographie du colonel Delmas, grand ami de Lyautey avec lequel il œuvra au Maroc, un glossaire du monde végétal en Haute-Vienne, et l’étude d’une très riche correspondance entre un soldat et sa famille pendant la Grande Guerre ; tous ces travaux ouvrant des horizons nouveaux à un esprit averti. Dans l’ouvrage, d’autres textes traitent de la médecine au XVIIIe siècle, de la famille tulliste d ‘Éric Rohmer, de la technique d’implantation politique au XXe siècle à Ussel, sans parler des poésies habituelles dans cette publication.

Le Bulletin de la Société archéologique de Sens, t. 10, 2019 est riche d’informations archéologiques locales (mise en lumière d’un possible théâtre romain, récolement des découvertes archéologiques à Paron, voies antiques autour de Sens, fosse à chevaux, sépultures du Hallstatt) ainsi que de la publication fort complète et novatrice d’un essai de catalogue raisonné de la riche collection des tableaux présents dans la cathédrale de Sens -y compris de ceux adressés par l’État au milieu du XIXe siècle-. Une étude des lieux et images mémoriels de la guerre de 1870 à Sens fait l’objet d’un article important, comme celle tout aussi érudite qui s’intéresse aux transports dans cette ville au XIXe siècle mettant au jour les conséquences structurelles sur la vie de la cité. Les biographies de deux Sénonais un peu oubliés complètent la publication, celles du docteur Alfred Louis Ricard (1858-1932) qui a laissé son nom dans l’instrumentation chirurgicale et celle du sculpteur et architecte décorateur Ferdinand Levillain (1837-1905).

Il y a une grande unité dans les publications contenues dans le Bulletin de la Société des Sciences historiques et naturelles de l’Yonne, année 2017, n° 155 en dehors de celles, traditionnelles ici, concernant la poétesse Marie Noël et un petit article de précision de nature archéologique. Tout se concentre entre la Révolution et l’Empire dans l’Yonne : portrait familial de Philippe Deparis, l’assassin de Lepelletier de Saint-Fargeau, biographies de militaires locaux, celle d’un préfet responsable de l’asséchement des marais de Bourgoin, séjour de Mme de Staël dans l’Yonne, caractères de la circulation fluviale font l’objet d’informations précises, souvent de façon neuve.

La Suisse

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