Résumé de la prochaine séance 2022

Séance mensuelle du 22 avril 2022

Evolution du territoire en 1764 au travers les relations conflictuelles entre les villes d’Arbois et Salins en vue de la réhabilitation du chemin Vinetier, par Gérard Vandais

Un contentieux s’enclencha et commença à prendre une mauvaise tournure entre ces deux villes début 1764.

Ce contentieux au départ fut soumis aux décisions de l’Intendant de Franche-Comté.

Les officiers municipaux d’Arbois avaient obtenu de Monseigneur Jean Louis Moreau de Beaumont alors intendant de la généralité de Besançon de mi-1750 à 1754, les ordres nécessaires à la remise en état complète d’un chemin tirant d’Arbois à l’entrepôt du bois Chaillet, passant par Pont d’Héry, pour transporter les produits de leurs commerces au-delà de Jougne par Pontarlier.

Ce chemin s’appelait le chemin Vinetier.

 L’une des causes de cette discorde fut le libre commerce du vin.

 La ville d’Arbois ainsi que toutes les communautés du bailliage d’Arbois considérant que le rétablissement de ce chemin de communication selon les conceptions de l’époque, allant d’Arbois à cet entrepôt était d’une nécessité indispensable, soit pour le débit de leurs vins qui était leur seul commerce, soit pour se procurer des fourrages qui leur manquaient, en appelèrent à l’Intendant pour obtenir la restauration de ce chemin depuis leur ville. Ce conflit va durer jusqu’en 1767.

Le dénouement en fut assez marquant, la ville de Salins voulu en faire une affaire d’Etat, les décisions finales rendues furent sévères pour certains et dans l’esprit du temps pour d’autres, réservant beaucoup de surprises.

Extrait de la carte de la province de Franche Comté dressée à l’initiative de J.Querret, 1765, ADD 1C/2319/2.

Séance mensuelle du 19 mars 2022 Communication :

Entre le Jura, Madagascar et l’Amérique du Sud, les frères Goudot, naturalistes

par Dominique Malécot

Suivi du parcours dans la première moitié du XIXe siècle de trois sociétaires émulateurs lédoniens au travers des artefacts conservés dans moult musées et collections du monde

« De tous les hommes qui, par différens moyens, concourent à l’accroissement des connaissances humaines, les voyageurs sont incontestablement ceux dont le travail est à la fois le plus pénible et le moins récompensé. C’est beaucoup si on daigne leur tenir compte des fatigues et des privations qu’ils s’imposent ; on oublie les dangers de diverse nature auxquels ils sont tous plus ou moins exposés, dangers tels cependant que la durée moyenne de leur vie s’en trouve réduite au point de n’être guère que la moitié de celle des savans sédentaires1 ». Étienne, Justin et Jules Goudot sont ce genre d’hommes. Rappelons leurs apports en zoologie, botanique, géologie, médecine et corrigeons les erreurs d’attribution faites par le passé pour mieux leur rendre hommage.

1 François Désiré Roulin, « Mélanges de sciences et d’histoire naturelle. L’arbre saint de l’île de Fer »,

Revue des Deux Mondes (1829-1971), 2e série, vol. 4, n° 5, 1833, p. 577-602.

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