Résumé de la prochaine séance 2022

Séance du 15 janvier 202

Les plates-tombes en fonte de fer dans les cimetières jurassiens, spécificité locale ?

par Jean Michel Bonjean

Dans le monde des morts qui peuplent les cimetières jurassiens, il est des éléments mémoriels originaux qui sont trop souvent passés inaperçus : les plates-tombes en fonte de fer. Rarement étudiées et publiées, ces structures installées entre 1820 et 1905 possèdent des caractères techniques originaux et une symbolique particulière. Elles semblent spécifiques à l’ancien arrondissement de Poligny et semblent rarissimes dans le reste de la France. L’étude de leur corpus, associée au risque tragique de leur disparition, mérite, pour l’auteur, de tenter de mettre en lumière leurs caractéristiques.

Le triptyque de Saint Roch(1605),

témoin de l’organisation cultuelle de la première église de Courbouzon(1515-1843)

par Serge Antès

L’église Saint-Roch de Courbouzon (construite dans son premier état entre 1515 et 1575 avant sa reconstruction au milieu du XIXe siècle), abrite, aujourd’hui accroché au mur situé du côté gauche du chœur, un triptyque daté de 1605, représentant les deux temps de l’épisode central de la vie du saint (son expulsion de la ville de Plaisance où il avait contracté la peste au contact des malades qu’il avait soignés et sa guérison miraculeuse dans la forêt de Sarmato, où selon la tradition il se serait réfugié et aurait été ravitaillé par un chien). Or ce triptyque, que cette communication analyse en détail, a fait l’objet d’approximations anciennes et même d’erreurs plus récentes quant à l’identification du donateur et de son saint patron. L’identification de ce dernier ainsi que la prise en compte de rapports de visite par le doyen de Lons à la fin du XVIIe siècle et d’informations livrées par les registres paroissiaux à la même période révèlent que ce tableau reflète exactement l’organisation cultuelle de la première église de Courbouzon.

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